Pour l’anniversaire de l’indépendance des États-Unis, une perspective historique sur architecture de la Maison Blanche et pouvoirs de la présidence, de la construction en accord avec les conceptions des Pères fondateurs (une grandeur « bornée »), ses ajouts successifs qui annoncent puis illustrent la « présidence impériale », et le projet de salle de bal démesurée, réminiscence du projet originel de « Palace » de Charles L’Enfant, que George Washington avait rejeté au profit d’une résidence plus modeste. 

C’est l’objet de mon dernier article à lire ici.

Illustration Simon Toupet / Mediapart avec AFP

Une maison, pas un palais

Lors de la construction de la capitale fédérale, peu après la guerre d’indépendance, les plans prévoient que seul le président dispose d’un logement de fonction. La question est largement débattue au Congrès, qui en valide le principe. 

En effet, contrairement aux élus du Congrès et aux juges de la Cour suprême, le chef de l’exécutif n’est jamais en vacances : sa charge est permanente et sa maison doit donc être également son bureau. Mais là où l’architecte français de la capitale, Pierre Charles L’Enfant, envisage un « palais », le général et premier président du pays, George Washington, impose un concours public aux critères plus conformes à la conception de la jeune république. 

La « maison » du président doit rester plus modeste, reconnaissable comme une résidence – une « maison du peuple », même si elle restera la plus grande demeure du pays jusqu’à la guerre de Sécession. La Maison-Blanche sera finalement cinq fois plus petite que le projet de L’Enfant. 

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