Je suis très heureuse d’annoncer la parution le 29 mai 2025 de mon dernier ouvrage, « Une première histoire du trumpisme« . Il inaugure une nouvelle collection chez Gallimard, “En attendant le réel”, dirigée par Eric Rochant, un double honneur dont je suis très fière.
J’avais rassemblé ci-dessous quelques critiques du livres, ainsi qu’une sélection de mes interventions, j’ajoute ici deux éléments plus récents:
Donald Trump a-t-il durablement transformé les Etats-Unis? Conversation avec Pierre Haski (YouTube, mars 2026)
Donald Trump, anatomie d’une révolution: six épisodes avec Thomas Snégaroff (France Inter, février 2026)
L’histoire du trumpisme est encore en train de s’écrire, mais il y a déjà une profondeur historique du phénomène. J’ai voulu montrer la rupture politique et intellectuelle en revenant aux sources du trumpisme, en particulier la transformation profonde des Etats-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001, et la radicalisation de la droite américaine dont les racines remontent aux années 1980 sous l’impulsion notamment de Newt Gingrich, un sujet que j’abordais déjà dans ma thèse (2010).
Trump offre aux masses le spectacle du trumpisme, mais il existe également une théorisation intellectuelle pour les élites. J’évoque en particulier le mouvement national-conservateur et le rôle joué par l’Institut Claremont, sujets sur lesquels j’avais déjà écrit plusieurs articles depuis 2019. Ils jouent un rôle-clé, avant le ralliement de la fondation Heritage en 2022. L’ensemble de ces mouvements, leur programmes et leurs membres constituent aujourd’hui une contre-élite désormais aux commandes à Washington.
Je retrace également les évolutions du trumpisme, car le trumpisme de 2024 n’est pas celui de 2016. L’un des apports de la dernière campagne est aussi le ralliement de la « droite tech« , la « broligarchie » de la Silicon Valley, phénomène sur lequel j’avais également écrit plusieurs articles.
J’aborde aussi la question du rapport au monde et la transformation de la politique étrangère, puisque c’est d’abord par cet angle que je me suis intéressée à la transformation de la droite américaine et au trumpisme.
L’essence du trumpisme est bien sûr inséparable de l’homme, Donald Trump, personnage hors-normes et véritable expert médiatique, showman qui a transformé la politique et les médias aux Etats-Unis.
Vous pouvez trouver ici la présentation de l’ouvrage par Gallimard, ainsi qu’un lien à la préface d’Eric Rochant et un extrait de mon introduction.
Quelques autres critiques, articles et entretiens autour du livre:
Sur le livre, par le légendaire Abou Djaffar, en accès libre sur son blog: « Historienne, Maya Kandel, qui avait déjà signé en 2018 le remarquable « Les Etats-Unis et le monde », a choisi de répondre à ce besoin en livrant « Une Première histoire du trumpisme », le premier essai d’une nouvelle collection de Gallimard, afin de nous donner des clés de compréhension. Dense, précis, sobre, ce nouveau livre brille par la clarté de son propos et se dévore comme un thriller de Tom Clancy ou de Philip Kerr. »
Dans l’Orient-Le Jour: Une première histoire du trumpisme est un ouvrage qui frappe par la clarté de sa structure et la densité de son contenu. En effet, Maya Kandel parvient à ordonner une masse considérable de faits et d’idées en un récit historique limpide, qui conjugue profondeur analytique et sens de la synthèse. Elle donne ainsi à comprendre, dans toute sa complexité, ce que le trumpisme dit de notre époque. Celui-ci apparaît comme une véritable révolution – une révolution inquiétante, car, comme le souligne l’autrice : « Contrepied de l’esprit des Lumières, de la rationalité et de la science, le trumpisme est (…) un nouvel obscurantisme. »
Un extrait de la critique de Pierre de Gasquet dans Les Échos: « A travers son essai de généalogie du trumpisme, l’historienne Maya Kandel démonte les ressorts d’une stratégie politique basée sur une nouvelle vision de l’ordre international, une coalition hétéroclite et la tactique du « spectacle permanent ». Limpide et implacable. »
J’ai beaucoup apprécié cet entretien avec Simon Brunfaut de L’Echo (Belgique) sur le rapport de Trump à la réalité et sur le trumpisme comme nouvelle forme de conception du pouvoir: « Le trumpisme incarne autant un pouvoir narratif que politique. Une présidence devenue une émission permanente de télé-réalité, où le conflit, le suspense, le clash remplacent l’action publique avec une efficacité redoutable. L’opinion suit l’histoire qu’on lui raconte, pas forcément ce qui se passe réellement. C’est une rupture profonde. Cela modifie la manière même de faire de la politique et les démocraties peinent à y répondre. »
Sur nonfiction: Le trumpisme, au-delà des caricatures
Sur le site du Grand Continent: Qu’est-ce que le trumpisme ? Histoire, concepts et idéologues
A écouter: échange avec Marie-France Chatin dans Géopolitique sur RFI, qui porte en particulier sur l’angle de la politique étrangère et de la stratégie internationale du mouvement.
Dans Le Monde
Et dans Le Canard enchaîné:

