La campagne présidentielle aux États-Unis entre dans sa dernière ligne droite, après un été de « Kamalamania » médiatique. Mais les fondamentaux restent les mêmes et le débat ne devrait guère faire bouger les lignes. L’élection demeure aussi serrée qu’en 2020 et 2016, avec une polarisation toujours plus ancrée, et qui se creuse même sur de nouvelles failles. Mon analyse de rentrée à lire chez Mediapart

Illustration Simon Toupet / Mediapart avec AFP

Kamala Harris avait été constamment sous-estimée par les journalistes, qui ne l’avaient pas épargnée depuis son accession à la vice-présidence. Elle a su rassembler son parti et remobiliser les électeurs et surtout les électrices que Biden avaient perdus cette dernière année, érosion accélérée après son débat désastreux du 27 juin.

Mais elle n’a guère élargi le socle électoral démocrate, tandis que Trump n’a rien perdu de ses soutiens.

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